La Bretagne est une réalité actuelle qui est par évidence étrangère à l'idéal futur du nationaliste breton. Si tel n'était pas le cas, il n'y aurait rien à bâtir. En ce qui me concerne je reprends le concept de Breizh, l'état breton de demain avec ses valeurs propres. Ceux qui ont des projets de types provinciaux et régionalistes visant à restaurer un ordre qui par nature ne pouvait que s'effondrer, sont libres de le faire. Lorsqu'ils avancent leur appartenance au nationalisme, c'est tout simplement faux. Le MODEM ne se revendique pas du nationalisme mais du démocratisme. Pourquoi le PB se revendiquerait du nationalisme alors que ses valeurs sont celles du social-libéralisme occidental ?! C'est une contradiction interne, une de plus, dans le spectre politique français en Bretagne. Une schizophrénie coloniale classique.
parcontre, dire que la nation bretonne est homogene,ça n'a jamais été vrai.et je ne parle pas d'apports exterieurs, la bretagne n'a jamais parlé breton sur tout son territoire dont certains ont été colonisés et d'autre conquis, bcp de bretons n'ont pas une origine celtique.le nationalisme d'andrast me rapelle le debat de besson sur l'identité nationale française. un seul type de français ,
Il est important de distinguer la "nation" du "peuple". Le peuple est une base organique passive qui, si elle prend conscience de son destin particulier, peut former un ensemble cohérent désireux d'agir de façon spécifique dans l'histoire. Le nationalisme est l'âge de maturité d'un peuple, son passage à l'âge adulte. En conséquence une nation au sens politique se doit d'être homogène sur sa compréhension d'elle même.
La Bretagne donc est un élément du passé et du présent, de France. Mais la Bretagne est extérieure au nationalisme breton. C'est en tous cas la conclusion logique à tirer en tant que nationaliste voulant l'émancipation intégrale. Cependant cela est devenu trop flou et on mélange les genres, le nationalisme avec le "mouvement breton", le régionalisme avec "l'emsav", la dévolution avec le nationalisme, nationaux et résidents étrangers, etc. J'arrive à penser qu'il faut un terme nouveau pour désigner Breizh Nevez de la "Bretagne", entité qui intéresse les gens du temps présent qui ne désirent pas s'émanciper des séquelles du colonialisme.
Peu importe que le breton n'ait pas été parlé sur l'ensemble du territoire national: ce n'est pas la géographie qui fait exister la nation bretonne mais les bretons conscients de leur nationalité et qui la mette en oeuvre de façon communautaire et structurée. Nous avons un territoire particulier avec lequel nous interagissons, mais ce n'est pas le seul élément qualifiant de ce qu'est un Brezhon. De plus, le but n'étant pas de produire une civilisation française ou occidentale avec ses valeurs relativistes, le projet nationaliste authentique inclue une mutation de civilisation vers une civilisation celtique. S'il ne s'agissait que de déplacer le centre du pouvoir politique vers Rennes pour simplement rendre plus respirable l'ordre établi, on ne parlerait pas de nationalisme mais d'autonomisme ou de fédéralisme, c'est à dire d'un réformisme structurel mais non spirituel et culturel. Breizh donc est un projet concurrent à celui de la France, dénommée "Bretagne". Ses règles sont propres et elle se propose de supplanter l'ordre français par un ordre breton intégral. On a le droit de ne pas être d'accord, mais ce n'est pas du "nationalisme breton", ou alors c'est simplement un nationalisme breton réactionnaire d'essence maurrassienne et passéiste ( ce qui diffère de Breizh).
Je ne peux m'empêcher de sourire à ce superbe contresens: "beaucoup de bretons n'ont pas d'origine celtique". Alors en quoi sont ils bretons ? Parce qu'ils habitent en Bretagne ? Alors ce sont justement des français résidant dans la région administrative républicaine dite "Bretagne" et rien de plus. C'est le sens du terme "breton" usité par Ouest France. Voilà pourquoi l'idéal est de dénommer le breton réel et conscient par son nom véritable: Brezhon. Un Brezhon est évidemment d'origine celtique. L'ëtre brezhon n'est pas une mode idéologique, c'est un héritage vivant et conscient. Ta version du "breton" est typiquement française, une sorte de copie locale de l'être national français. Et dire que tu dis que c'est moi qui plagie Besson ! C'est abusé tout de même. Ton nationalisme dit "breton" est en vérité une redite du nationalisme français, déterminé par l'appartenance administrative donc géographique.
et il y a des bretons qui ne meritent plus de l'etre et des nouveaux venus qui meriteraient de l'etre
On ne "devient" pas bretons, on l'est ou le renie. C'est tout. Le nationalisme contractuel dont tu parles c'est du nationalisme civique, c'est à dire français. Le nationalisme breton est ethnique. C'est à dire l'antithèse du projet français dont tu recycles ici les poncifs. C'est un exemple concret de l'infiltration d'idées françaises dans le spectre nationaliste dessuite d'une victoire totale de l'idéologie de l'occupant jusque dans nos rangs. Pour être brezhon il faut déjà divorcer de l'idéologie française.
je le croit enfermé dans une vision passeiste de la nation bretonne. une bretagne qui s'arrete a la basse bretagne, qui n' a plus de culture vivante et qui se cramponne a des reperes d'il ya 1000 ans mais parcontre se sent superieure a tout le monde et se veut faiseuse de leçon comme la france.il en reproduit d'ailleurs le modele en fantasmant une bretagne vaguement celtique, je dirais plutot un bretagne romantique style 19eme siecle
Comment être passéiste avec une réalité qui n'a jamais existé en tant que telle. Il y a eu un peuple breton, au 9ème siècle. Le nationalisme est un stade supérieur d'évolution politique. Nous ne le connaissons que depuis 1911. Mes repères sont celtiques, tant dans l'organisation sociale que politique. Les tiens sont issus du 18ème siècle et des Lumières. Tu t'estimes à la page alors que tu ressasses les recettes politiques d'un monde en train de disparaître. Il faut une révolution conservatrice et tu proposes en gros un réformisme formaliste d'inspiration voltairienne... Voilà le projet du PB. Soit, après tout c'est une option, une option dans le spectre franco-breton même autoproclamé nationaliste. Il y a 1000 ans nous perdions car nous adoptions la voie française et latine au niveau de l'organisation politique de notre peuple en devenant un comté francophile. C'est dire que là encore tu correspond plus à tes reproches que moi même. Une fois ceci exposée, la Bretagne du 19ème siècle, gallésante et francophone avec son plouquisme naissant est précisément celle que les nostalgiques veulent faire revivre sans comprendre que sa décadence est inscrite dans son code génétique !
Il faut concilier vérités fondamentales et éternelles de la sagesse traditionnelle celtique et indo-européenne avec le contexte futur. Révolution et conservatisme bien compris.
je me bat pour mes langues , mon drapeau et tout ce qu'il represente mais je sais aussi que cet heritage s'est construit avec de nombreux apports exterieurs a la bretagne comme notre culture qui n'a pratiquement plus rien a voir avec celle qui etait la , il y a 500 ans.
Ce n'est pas "notre" culture, c'est ta culture. La culture de la "Bretagne" est la culture de l'occupant. Les créateurs veulent bâtir du neuf en conformité avec la vérité du génie de leur origine. Le latinisme actuel, associé au pathos social français, n'a rien à voir avec le projet breton. Mais je clarifie désormais: tu défends la Bretagne, moi Breizh. C'est simple et tu fais ce que tu veux. Cela ne pose aucun problème.
andrast parle de confusion mais c'est plutot qu'il est perdu lui meme et qu'il ferait mieux de se replonger dans ses bouquins pour apprendre les definitions des mots qu'il emploie car son vernis de Lettré commence a se craqueler
Je veux bien mais enfin je te trouve plutôt incohérent de mon point de vue. Perdu ? Ma foi je parle clair, on dit "d'accord" ou "nuts". C'est tout. Normalement l'emsav propose une mutation de civilisation et non pas une voie à l'irlandaise. Hors cette voie irlandaise est celle du PB et des organisations bretonnes en général qui évolue dans régionalisme et le provincialisme même intitulées "nationalistes".