.L'express - 16/02/2010
Après un décret officiel, le transsexualisme n'est plus considéré comme une pathologie mentale. Mais les associations de gay, bi et trans voient dans la législation un danger pour le remboursement de leurs soins
Depuis mercredi dernier les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux, après un décret du ministère de la Santé, paru au Journal officiel. C'est un fait historique puisque la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître que les 40 000 à 60 000 transsexuels français ne sont pas des malades mentaux. Concrètement, le transsexualisme vient d'être rayé des affections longue durée (ALD) définies dans le code de la Sécurité Sociale. Les parcours transsexuels seront désormais pris en charge à 100% en tant qu'ALD hors liste, au même titre que certaines maladies rares.
On pourrait y voir une avancée, sauf que cette modification de leur statut inquiète les associations de défense des droits des gay, bi, lesbiennes et trans. Le collectif Transgenre de Strasbourg accuse dans son communiqué le gouvernement Bachelot de "mensonge tonitruant." Il écrit: " l'État français ne vient absolument pas de "dépsychiatriser" la transidentité! Il vient de la dérembourser. Il vient de fait de priver, d'un trait de plume, bon nombre de personnes de tout moyen de remboursement de leurs soins, sans leur en fournir d'autres".
Plus modérée, l'Inter LGBT(Interrassociative lesbienne, gay, bi et trans) se demande ce qu'il va se passer après cette "dépsychiatrisation". Le mouvement se félicite de cette avancée qui "marque un tournant et une victoire dans l'histoire des Trans." Joint par L'EXPRESS.fr, Philippe Castel, porte-parole de l'association demande seulement à être rassuré, "pour lever les inquiétudes qui relèvent du remboursement de certains actes médicaux". Comme il l'explique, les transexuels réalisent un certain nombre d'actes médicaux, "comme l'enlèvement de la pomme d'Adam, le suivi d'un protocole hormonal à vie, la phoniatrie ou encore les épilations. Tout cela coûte cher. Nous demandons au gouvernement des preuves tangibles, pour être sûr de pouvoir continuer à être remboursés de soins dons nous avons l'absolue nécessité".
La reconnaissance de la transphobie
D'autres questions restent en suspens. Par exemple celle du changement des papiers d'identité. "Seuls les transsexuels qui subissent une opération et une stérilisation peuvent changer d'identité. Mais la moitié des transsexuels souhaiterait changer d'identité sans subir d'opération..." explique Philippe Castel.
"L'association Inter-LGBT demande de ne plus conditionner cette rectification de l'état civil à une réassignation sexuelle et une stérilisation obligatoire. Elle réclame également la reconnaissance de la transphobie comme discrimination au même titre que le racisme ou l'homophobie."
Ce lundi, plusieurs associations de défense des transsexuels rencontrent le cabinet de la ministre de la Santé, puis celui de Valérie Pécresse, pour aborder la discrimination subie par les transsexuels.
Wahou, l'epilation risque de ne plus être remboursée
. Quand on voit le remboursement des lunettes ou des intervention dentaires....
Après un décret officiel, le transsexualisme n'est plus considéré comme une pathologie mentale. Mais les associations de gay, bi et trans voient dans la législation un danger pour le remboursement de leurs soins
Depuis mercredi dernier les transsexuels ne sont plus considérés comme des malades mentaux, après un décret du ministère de la Santé, paru au Journal officiel. C'est un fait historique puisque la France est devenue le premier pays au monde à reconnaître que les 40 000 à 60 000 transsexuels français ne sont pas des malades mentaux. Concrètement, le transsexualisme vient d'être rayé des affections longue durée (ALD) définies dans le code de la Sécurité Sociale. Les parcours transsexuels seront désormais pris en charge à 100% en tant qu'ALD hors liste, au même titre que certaines maladies rares.
On pourrait y voir une avancée, sauf que cette modification de leur statut inquiète les associations de défense des droits des gay, bi, lesbiennes et trans. Le collectif Transgenre de Strasbourg accuse dans son communiqué le gouvernement Bachelot de "mensonge tonitruant." Il écrit: " l'État français ne vient absolument pas de "dépsychiatriser" la transidentité! Il vient de la dérembourser. Il vient de fait de priver, d'un trait de plume, bon nombre de personnes de tout moyen de remboursement de leurs soins, sans leur en fournir d'autres".
Plus modérée, l'Inter LGBT(Interrassociative lesbienne, gay, bi et trans) se demande ce qu'il va se passer après cette "dépsychiatrisation". Le mouvement se félicite de cette avancée qui "marque un tournant et une victoire dans l'histoire des Trans." Joint par L'EXPRESS.fr, Philippe Castel, porte-parole de l'association demande seulement à être rassuré, "pour lever les inquiétudes qui relèvent du remboursement de certains actes médicaux". Comme il l'explique, les transexuels réalisent un certain nombre d'actes médicaux, "comme l'enlèvement de la pomme d'Adam, le suivi d'un protocole hormonal à vie, la phoniatrie ou encore les épilations. Tout cela coûte cher. Nous demandons au gouvernement des preuves tangibles, pour être sûr de pouvoir continuer à être remboursés de soins dons nous avons l'absolue nécessité".
La reconnaissance de la transphobie
D'autres questions restent en suspens. Par exemple celle du changement des papiers d'identité. "Seuls les transsexuels qui subissent une opération et une stérilisation peuvent changer d'identité. Mais la moitié des transsexuels souhaiterait changer d'identité sans subir d'opération..." explique Philippe Castel.
"L'association Inter-LGBT demande de ne plus conditionner cette rectification de l'état civil à une réassignation sexuelle et une stérilisation obligatoire. Elle réclame également la reconnaissance de la transphobie comme discrimination au même titre que le racisme ou l'homophobie."
Ce lundi, plusieurs associations de défense des transsexuels rencontrent le cabinet de la ministre de la Santé, puis celui de Valérie Pécresse, pour aborder la discrimination subie par les transsexuels.
Wahou, l'epilation risque de ne plus être remboursée
. Quand on voit le remboursement des lunettes ou des intervention dentaires....







