-soit on pense qu'on peut encore sauver quelques meubles dans l'océan de merde dans lequel nous nous débattons. Et en ce cas je crains que l'apologie du bezenn ne soit quelque peu contre productive. Encore une fois, il faudrait peut etre balayer certains propos provocateurs qui font plus pour la propagande jacobine que pour notre émancipation nationale. Cela n'exclut nullement des avis personnels nostalgiques sur le bezenn, la résistance, les deux, certains aspects des deux.... Je suis le premier à admirer le panache qu'eurent certains à la fin, lorsque tout était fini et pourtant, je considere le fait d'endosser l'uniforme allemand comme une grosse, tres grosse faute (revoir l'exemple des insurges de paques 1916 qui eux, disaient clairement ne soutenir ni le roi ni le kaiser... et c'est peut etre aussi pour ca qu'on ne leur crache plus a la gueule aujourd'hui).
Bien que je ne sois pas pessimiste, je crois qu'imaginer une inversion des valeurs actuelles est une vision très optimiste... On efface pas dans la masse 20 ans de rééducation "citoyenne" par la pédagogie. Au bout de 20 ans d'antiracisme, en plus du matraquage permanent de la presse et de la TV (en plus des multinationales), on ne se convertit pas au nationalisme comme ça, même nouvelle formule. De mon point de vue, le travail de démolition et de zombification est si avancé, que distiller avec soin quelques notions ne changera rien. Je crois, et c'est une opinion, que seule un refus frontal et catégorique du système de valeurs actuelles a des vertus thérapeutiques. Il montre la bonne santé de quelques éléments et surtout a la qualité de ne pas croire dans le mensonge "démocratique" qui veut faire croire qu'un individu bien informé est un individu qui évolue. 90% des gens fonctionnent sur leurs préjugés, et n'en changent que lors de bouleversements majeurs. Mieux, ce sont ceux qui démontrent avec constance leur opposition la plus grande qui attire l'attention du public et pourra, en cas de bouleversement, s'attirer le soutien d'une partie de la masse.
Enfin, il est bien plus aisé d'être définitivement un marginal dans ce système que d'essayer de ménager la chèvre et le choux. Un exercice qui n'apporte rien: en avouant ainsi sa faiblesse ou sa modération, on dit ni plus ni moins que l'on doute de sa propre motivation et de ses propres valeurs face à celles officielles.
Il est dur d'être hérétique, mais des hérésies ont abouti à des révolutions (protestantisme). Et ne fallait-il pas être totalement fou pour défier en 1517 la toute puissante église catholique ? Un homme l'a fait, Luther.
J'ajoute que de toutes façons, ne pas se prosterner devant les statues du catéchisme droit de l'hommiste aboutit in fine à votre classification dans le "fascisme". Prenez une Françoise Morvan, avec qui j'ai la chance d'être en procès, et vous verrez que modeste UDBiste honnêtement socialiste ou Adsaver révisionniste, votre sort est le même. Et sachez que pour les magistrats, politiques, historiens et professeurs, associatifs ou journalistes, le point de vue de Françoise Morvan est celui de l'établissement.
Sur la voie modérantiste, il n'y a rien à gagner, si ce n'est des demies promesses électorales qu'un Le Drian saura servir et enterrer sans difficulté.
Qu'on juge Adsav, qui a lancé il y 3 ans une politique de conciliation avec la sensibilité socialiste mainstream en Bretagne en recentrant son message: le verdict est unanime, tant qu'il restera même a minima nationaliste et opposé à l'immigration, il sera vomi. Et pour avoir oser refuser le crédo officiel, il sera toujours conspué, même repentant. Quel bénéfice en a t'il retiré ? Le Parti Breton, qui joue la carte du conformisme le plus niais, s'épargne certes les attaques les plus virulentes de la presse jacobino-marxiste, mais il devra étape par étape neutraliser jusqu'à l'idée de nation. Une nation bretonne oui, si elle accepte tout et n'importe qui, français en tête, immigré en second, qui se refuse à parler de préférence bretonne et donc de liberté d'action nationale, qui vante le "multiculturalisme", bref qu'il francise définitivement son projet pour qu'il n'ait de breton que le nom. On saura alors dans les rédactions et préfectures, que même à 10%, le dit parti fera du cosmétique.
Tout dépend donc de savoir si l'on juge que l'avenir se joue à la prochaine élection ou au prochain siècle. Étant plutôt du second groupe, les élections me laissent assez indifférent. A chacun son point de vue.