Lisbonne : l'UE cède aux exigences tchèques
C. G. (à Bruxelles)
30/10/2009 le figaro
Il a suffi d'une virgule et de deux mots pour mettre fin au psychodrame tchèque, qui menaçait de faire capoter le traité de Lisbonne.
La montagne aura accouché d'une souris. Oubliés, les effets de manche de Vaclav Klaus, les vieilles rancœurs sur les Sudètes et les réflexes europhobes. Le président tchèque a obtenu ce qu'il voulait : une dérogation à la Charte des droits fondamentaux lui permettant de bloquer toute demande de restitution de la part des Allemands expulsés des Sudètes en 1945. Et Prague n'était pas regardant sur la forme : il suffirait d'ajouter une virgule et les mots «République tchèque» à une dérogation polonaise et britannique antérieure, selon le ministre chargé des Affaires européennes, Stefan Fühle.
Malgré des tergiversations de dernière minute côtés hongrois et slovaque, l'Europe a accordé jeudi soir le précieux codicille. Quitte à rajouter des textes annexes pour rassurer Budapest et Bratislava. Certes, il faut encore attendre le feu vert de la Cour suprême de Brno, espéré mardi. Mais les Vingt-Sept s'en sortent à bon compte. Avec la signature tchèque se met en place la dernière pièce du puzzle permettant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Et ce «protocole» pourra juridiquement attendre le prochain round d'élargissement pour être soumis à la ratification des pays membres, c'est-à-dire pas avant 2011. En attendant, le président Klaus peut se prévaloir auprès de son électorat d'avoir fait plier l'Europe.
C. G. (à Bruxelles)
30/10/2009 le figaro
Il a suffi d'une virgule et de deux mots pour mettre fin au psychodrame tchèque, qui menaçait de faire capoter le traité de Lisbonne.
La montagne aura accouché d'une souris. Oubliés, les effets de manche de Vaclav Klaus, les vieilles rancœurs sur les Sudètes et les réflexes europhobes. Le président tchèque a obtenu ce qu'il voulait : une dérogation à la Charte des droits fondamentaux lui permettant de bloquer toute demande de restitution de la part des Allemands expulsés des Sudètes en 1945. Et Prague n'était pas regardant sur la forme : il suffirait d'ajouter une virgule et les mots «République tchèque» à une dérogation polonaise et britannique antérieure, selon le ministre chargé des Affaires européennes, Stefan Fühle.
Malgré des tergiversations de dernière minute côtés hongrois et slovaque, l'Europe a accordé jeudi soir le précieux codicille. Quitte à rajouter des textes annexes pour rassurer Budapest et Bratislava. Certes, il faut encore attendre le feu vert de la Cour suprême de Brno, espéré mardi. Mais les Vingt-Sept s'en sortent à bon compte. Avec la signature tchèque se met en place la dernière pièce du puzzle permettant l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne. Et ce «protocole» pourra juridiquement attendre le prochain round d'élargissement pour être soumis à la ratification des pays membres, c'est-à-dire pas avant 2011. En attendant, le président Klaus peut se prévaloir auprès de son électorat d'avoir fait plier l'Europe.






à rentrer dans cette nouvelle église du XXIè s promue par de nouveaux convertis exaltés: