Agressé en marge de la fresque humaine - Presse Océan.fr - 03/03/2010
NANTES
L'affaire n'a pas fait grand bruit. Et c'était voulu. Alain Coraud, 52 ans, maire de La Remaudière sans étiquette et partisan de la Réunification de la Bretagne s'il en est, n'a pas déposé plainte. Et ne le fera pas. Samedi, à l'occasion de la grande fresque humaine organisée à Nantes (nos éditions de dimanche), l'édile, qui n'arborait pas son écharpe ce jour-là, a pourtant été malmené. « J'ai reçu des coups de pied au niveau des jambes et de cuisse », confirmait-il hier. « Deux groupes se faisaient face quand je suis arrivé. Le premier, d'extrême gauche, s'opposait à ce que l'autre, plutôt classé extrême droite, participe à l'évènement. Je me suis interposé pour leur dire qu'à mon sens, quelques que soient les idées, tout le monde avait le droit d'être là. » L'intervention a déplu à certains. Mais la présence d'un policier a fait cesser les coups. « Je n'en ai pas parlé après. Je ne voulais pas gâcher cet évènement fantastique ». De retour chez lui, « avec quelques contusions pas bien méchantes », Alain Coraud a tout de même décidé de prévenir des associations bretonnes, telles Bretagne Réunie ou 44 = BZH. « J'ai voulu les sensibiliser. Il ne faut pas que ce genre de choses se reproduise. La réunification de la Bretagne doit transcender les clivages politiques traditionnels. Les idéologies ne doivent pas s'immiscer là-dedans. »
A.-H.D.
NANTES
L'affaire n'a pas fait grand bruit. Et c'était voulu. Alain Coraud, 52 ans, maire de La Remaudière sans étiquette et partisan de la Réunification de la Bretagne s'il en est, n'a pas déposé plainte. Et ne le fera pas. Samedi, à l'occasion de la grande fresque humaine organisée à Nantes (nos éditions de dimanche), l'édile, qui n'arborait pas son écharpe ce jour-là, a pourtant été malmené. « J'ai reçu des coups de pied au niveau des jambes et de cuisse », confirmait-il hier. « Deux groupes se faisaient face quand je suis arrivé. Le premier, d'extrême gauche, s'opposait à ce que l'autre, plutôt classé extrême droite, participe à l'évènement. Je me suis interposé pour leur dire qu'à mon sens, quelques que soient les idées, tout le monde avait le droit d'être là. » L'intervention a déplu à certains. Mais la présence d'un policier a fait cesser les coups. « Je n'en ai pas parlé après. Je ne voulais pas gâcher cet évènement fantastique ». De retour chez lui, « avec quelques contusions pas bien méchantes », Alain Coraud a tout de même décidé de prévenir des associations bretonnes, telles Bretagne Réunie ou 44 = BZH. « J'ai voulu les sensibiliser. Il ne faut pas que ce genre de choses se reproduise. La réunification de la Bretagne doit transcender les clivages politiques traditionnels. Les idéologies ne doivent pas s'immiscer là-dedans. »
A.-H.D.





