Espagne. Vote symbolique sur l'indépendance catalane
13 décembre 2009 - Le telegramme
Plus de 700.000 habitants de Catalogne se prononcent, aujourd'hui, sur l'indépendance de la région, lors de scrutins organisés par des volontaires. Les Barcelonais voteront à leur tour en avril2010.
De notre correspondante à Madrid.
Le résultat n'aura qu'une valeur symbolique, mais le vote d'aujourd'hui touche un nerf sensible en Espagne. Tous les habitants de plus de 16ans de 168 municipalités catalanes sont invités à répondre à la question: «Êtes-vous d'accord pour que la Catalogne devienne un État de droit, indépendant, démocratique et social, intégré dans l'Union européenne?».
On mise sur le sérieux
En tout, 700.000 électeurs potentiels, soit 10% de la population catalane, pourront se prononcer lors de scrutins «populaires», insistent les organisateurs, soucieux de ne pas être accusés de tenir des référendums illégaux. D'autres votes seront organisés l'an prochain, dont un à Barcelone. Injectant une bonne dose d'aura médiatique aux scrutins, le président du célèbre club de football, le FC Barcelone, Joan Laporta, a clôturé en personne la campagne, hier, à Vic, au nord de Barcelone. Là-bas, on est soucieux d'établir le sérieux de l'initiative: «Le système informatique évitera les doubles votes», précise le coordinateur de cette zone, AlfonsLópez Tena.
Un effet boule de neige
L'idée a d'abord germé dans une petite bourgade catalane, Arenys de Munt, où un scrutin avait été organisé en septembre. L'intervention, au dernier moment, d'un magistrat pour interdire l'utilisation de locaux municipaux comme salles électorales avait alors donné à «un acte symbolique une importance disproportionnée», souligne un député indépendantiste catalan, qui admet que son secteur a été pris de court par l'effet boule de neige suscitée par cette initiative populaire. Le «oui» avait alors emporté 96% des suffrages, avec 41% de participation. Le président socialiste de la Catalogne, José Montilla, a assuré qu'il n'avait pas grand-chose à «objecter» aux votes d'aujourd'hui s'ils respectaient strictement la loi. Le débat est d'autant plus épineux qu'il survient alors que le Tribunal constitutionnel tarde, depuis trois ans, à se prononcer sur la conformité d'un texte conférant à la région un statut élargi d'autonomie, et approuvé en 2006 en Catalogne, par référendum officiel, cette fois.
* Elodie Cuzin
13 décembre 2009 - Le telegramme
Plus de 700.000 habitants de Catalogne se prononcent, aujourd'hui, sur l'indépendance de la région, lors de scrutins organisés par des volontaires. Les Barcelonais voteront à leur tour en avril2010.
De notre correspondante à Madrid.
Le résultat n'aura qu'une valeur symbolique, mais le vote d'aujourd'hui touche un nerf sensible en Espagne. Tous les habitants de plus de 16ans de 168 municipalités catalanes sont invités à répondre à la question: «Êtes-vous d'accord pour que la Catalogne devienne un État de droit, indépendant, démocratique et social, intégré dans l'Union européenne?».
On mise sur le sérieux
En tout, 700.000 électeurs potentiels, soit 10% de la population catalane, pourront se prononcer lors de scrutins «populaires», insistent les organisateurs, soucieux de ne pas être accusés de tenir des référendums illégaux. D'autres votes seront organisés l'an prochain, dont un à Barcelone. Injectant une bonne dose d'aura médiatique aux scrutins, le président du célèbre club de football, le FC Barcelone, Joan Laporta, a clôturé en personne la campagne, hier, à Vic, au nord de Barcelone. Là-bas, on est soucieux d'établir le sérieux de l'initiative: «Le système informatique évitera les doubles votes», précise le coordinateur de cette zone, AlfonsLópez Tena.
Un effet boule de neige
L'idée a d'abord germé dans une petite bourgade catalane, Arenys de Munt, où un scrutin avait été organisé en septembre. L'intervention, au dernier moment, d'un magistrat pour interdire l'utilisation de locaux municipaux comme salles électorales avait alors donné à «un acte symbolique une importance disproportionnée», souligne un député indépendantiste catalan, qui admet que son secteur a été pris de court par l'effet boule de neige suscitée par cette initiative populaire. Le «oui» avait alors emporté 96% des suffrages, avec 41% de participation. Le président socialiste de la Catalogne, José Montilla, a assuré qu'il n'avait pas grand-chose à «objecter» aux votes d'aujourd'hui s'ils respectaient strictement la loi. Le débat est d'autant plus épineux qu'il survient alors que le Tribunal constitutionnel tarde, depuis trois ans, à se prononcer sur la conformité d'un texte conférant à la région un statut élargi d'autonomie, et approuvé en 2006 en Catalogne, par référendum officiel, cette fois.
* Elodie Cuzin




