Je ne partage pas ton point de vue. Je suis très optimiste notamment sur la déliquescence du système actuel qui est loin d'être une réalité de tous temps. La société dégénérée que nous connaissons a 45 ans. Cela créé de graves ruptures, il y avait certes des signes avant-coureurs, mais l'apogée est bel et bien atteinte.
Mon point de vue vaut ce qu'il vaut, mais la force du celtisme et des valeurs indo-européennes est précisément qu'elles n'ont pas d'âge, contrairement aux sociétés modernes. S'il est vrai que le nationaliste moderne est précisément moderne, je suis très confiant dans le fait que la réalité va imposer des changements radicaux de comportement. Et aboutir à un retour en force de la dure réalité imposée par les lois de la nature. L'immigration n'est rien d'autre qu'une lutte pour un territoire (j'éviterais d'autres formules sentant le souffre).
Ton discours sur la mort comme finalité du nationaliste est complètement en dehors de la plaque, en attendant une renaissance traditionnelle...
Tout d'abord j'espère bien que mon discours soit à coté de l'ordre actuel. Sinon, je devrais creuser plus mes réflexions. Ensuite la mort est la finalité de tous, mais chez les traditionalistes la mort est dépassée par l'héroïsme, fait de dévouement, de don de soi et de souvenir.
C'est bien joli de faire "comme si" et de croire qu'en maniant des formules grandiloquentes on reussira à faire revivre quelque chose.
Je ne fais pas comme si, c'est un état d'esprit. Je comprends que l'exposition durable à la société française rende négatif sous couvert d'un discours "réaliste". Pour ma part je ressens ce que je dis mais n'espère pas "convaincre" les gens. C'est tout simplement au dessus de mes capacités comme de celles de n'importe qui. Je dis qu'il y a des cycles, que nous sommes à la fin de l'un d'entre eux et qu'il convient de se préparer au prochain. Suis qui veut. Cela cependant ne suffit et je travaille avec mes camarades à réaliser des chantiers conformes à cette vision, résolument élitiste, survivaliste, ultra-nationaliste. Je dis toujours: libre à chacun de voir midi à sa porte.
Mais ceux que je connais et qui travaillent de concert avec moi sont joyeux, c'est l'essentiel !
Le role du natio (que tu n'es pas, d'ailleurs, si j'ai tout compris...) est de comprendre le peuple qu'il veut défendre, se pénétrer de sa facon de penser pour l'amener à l'affirmation nationale. Si tu commences par lui foutre les jetons en parlant harkis, sacrifices, lebensborn et je passe d'autres joyeusetés, tu réussiras juste une chose : prouver que tu ne le comprends pas et que ta conception de ta nation est celle d'un type tout juste sorti de Charcot, avec les infirmiers qui lui cavalent apres. Une efficacité nulle, voire une contre productivité totale. de quoi se poser quelques questions.
La différence entre toi et moi, du moins sur ce point précis, est que tu crois à la démagogie et à la compromission avec pour secret espoir de parvenir à une ou plusieurs "avancées". Je n'y crois parce que je sais que ce que tu appelles "ton" peuple n'est pas le mien. Ce sont juste des corps qui portent en eux, peut être dans un inconscient génétique, ethnique ou anthropologique, une mémoire enfouie. Cette mémoire endormie si elle ne vit pas au quotidien n'est d'aucun secours. Je n'ai pas plus de sympathie pour un "Kervarec" que pour un Dupont s'il est heureux de son sort de serf moderne. Peut être une pitié. Naturellement je comprends les raisons de cette déchéance, mais le responsable de l'esclavagisme, avant le maître, c'est bien l'esclave. Si ce dernier aime ses chaînes, je ne peux rien pour lui et certainement pas le reconnaître comme mien. Se complaire dans un misérabilisme victimaire ne mène à rien.
En outre, depuis le temps que les perdants du nationalisme accumulent les échecs, sans jamais en analyser les causes, je souris à l'idée de m'entendre proposer des alternatives, à moi qui ne démarche pas les masses zombifiées. Tu me trouves rêveur, soit pourquoi pas, mais il est cocasse d'entendre dire qu'une bonne pédagogie aidera à réveiller les foules avachies... Ces gens sont de mon point de vue condamnés à passer par de terribles épreuves pour qu'une partie d'entre eux soit sur la voie du redressement. On a pas besoin d'expliquer à un individu sain qu'un étranger n'a pas à le coloniser: c'est simplement le plus élémentaire bon sens. Si ce bon sens fait défaut, l'individu est malade, intoxiqué. On ne fait pas d'armée fortes avec des bêtes de réforme. Je fuis la fréquentation des gens malades, affaiblis qui affaiblissent à leur tour les êtres en bonne santé. Une pomme pourrie corrompt vite le panier. Quelques pommes pourries en 1789 ont pourri la Bretagne entière. Qu'on s'en souvienne.
Quand le chaos deviendra généralisée, il faudra alors pour les gens en recherche des phares dans la nuit. Je pense que c'est le rôle des nationalistes que de préparer ce sauvetage, pour ceux qui voudront nager jusqu'à la côte. Je crois plus aux méthodes du HAMAS (c'est à dire de créer ses structures sociales, éducatives, etc.) ou sionistes que celles de l'électoralisme ouvert ou honteux. Virer les autres pour prendre les places, et après ? Une différence marginale car les structures mentales et les méthodes sont les mêmes. Un parti allant aux élections, pourquoi pas, mais rien n'arrivera qui ne soit à la hauteur des enjeux. Il faut pour cela, avant une prise de pouvoir officielle, que la contre-société existe déjà.
Ma nation précisément ne repose pas dans les troquets enfumés de Bretagne, dans ses supermarchés. Qu'un "nationaliste" s'essaie à y jouer les pédagogues et on verra les résultats... La vie est trop courte pour s'illusionner dans ce genre d'oeuvres missionnaires. Sans volonté, il n'y a pas d'alternatives, seuls des volontaires peuvent créer quelque chose. Les passifs suivent comme à l'accoutumée. Je suis élitiste, donc je n'ai pas à croire "au peuple" sous entendu comme la masse des habitants du pays, encore moins à lui faire plaisir. Si des gens dévoués veulent encore faire des cadeaux à la curaille catholique de gauche dénommée "bretonne" en la ménageant, qu'ils y aillent ! Cela ne me concerne pas.
Il faut du neuf, c'est ce à quoi je travaille.
Voici une phrase trouvée sur le blog Au Milieu des Ruines (qui fait de la pub pour toi par ailleurs):
« Dans le monde postmoderne, le changement ne se produit plus par explosion, mais par implosion. La vie commence à changer lorsqu’un nombre suffisant de citoyens se détournent du jeu institutionnel parce qu’ils considèrent que "la vraie vie est ailleurs". Ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui, ce n’est pas de révolutionnaires - ces figures emblématiques de la modernité -, mais de rebelles. D’hommes et de femmes sur qui les slogans à la mode glissent comme la pluie sur les canards, tout simplement parce qu’ils ont choisi de penser et de vivre autrement. »